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A la suite de l’extermination des communards le socialisme est complètement divisé en une multitude d’organisations, de partis ou de clubs. Les partis de gauche les plus importants sont le Parti ouvrier français (POF) et les Parti ouvrier révolutionnaire…Bref la gauche divisée ne se donnent pas les moyens de construire un réel projet auquel pourrait adhérer la population lors d’échéances électorales...
1905, la création de la S.F.I.O En 1905 apparaît la première grande figure du socialisme français avec Jaures. Celui-ci va donner aux socialistes français le cadre idéologique permettant l’unité. L’affaire Dreyfus marque le début du socialisme. A la suite de l’appel d’Emile Zola la plupart des socialistes décident de mener le combat. Millerand, d’abord homme de gauche, accepte de rentrer dans le Gouvernement d’Aristide Briand, à ce moment la gauche se désolidarise de Millerand et l’unité de la gauche éclate. En 1905, Jaurès et Guesde (POF) créent la SFIO (Section française de l’internationale ouvrière), la création de la SFIO est le fruit d’un compromis entre Jaurès et Guesde qui était plus radical. Finalement Jaurès accepte l’intitulé SFIO rappelant la lutte des classes. L’enjeu était ailleurs : l’unité de toutes les gauches. 1914, les premières difficultés de la S.F.I.O Le 28 juillet 1914, la SFIO publie un manifeste disant "A bas la guerre, vive la république sociale, vive le socialisme international". Ce manifeste montre que les socialistes à ce moment étaient fermement contre la guerre. Trois jours plus tard Jaurès est assassiné par un nationaliste. A l’approche de la première guerre mondiale la SFIO entre au Gouvernement et se divise. Certains sont pour la guerre (le POF) d’autres y sont opposés. Autre problème la SFIO n’est plus un grand parti de masse car ses positions ont été à l’encontre de la classe ouvrière. En 1916, la SFIO entre dans l’opposition, le parti se rajeunit, se radicalise à gauche et prend pour exemple la Révolution Russe. Les premières divisions de la S.F.I.O A ce moment se pose la question du rapprochement avec Lénine. Celui-ci pose ses 21 conditions, conditions qui sont un cadre pour tous les partis socialistes souhaitant se rapprocher du parti communiste russe. La SFIO éclate en deux blocs, les partisans de l’indépendance vis-à-vis de la Russie et les partisans du rapprochement. En 1933 en Allemagne, les NAZI prennent le pouvoir. La division de la gauche allemande est l’une des raisons de la prise du pouvoir démocratiquement d’Hitler. En France dès 1934, les ouvriers français lors de manifestations fusionnent les cortèges de la CGTU et de la CGT réformisme. La base incite fortement le PC et le reste de la SFIO à construire l’unité. 1936 et le Front populaire C’est à cette date que le Parti radical lance l’idée d’une nouvelle coalition de la gauche, on parle dans un premier temps d’union populaire dont l’objectif est de gagner les élections de 1936. Les élections de 1936 donnent la victoire au Front populaire avec 70% des sièges à l’Assemblée. Léon Blum devient le Chef du Conseil (Gouvernement). A l’origine le programme du Front Populaire était resté très modéré, mais les ouvriers mécontents se mettent en grève en juin 1936. Le Front Populaire décide alors de suivre les revendications et créé la semaine des 40 heures, les congés payés, les conventions collectives, etc… En 1936, la victoire de la gauche et son unité a pu se concrétiser grâce aux syndicats ouvriers. A la Libération, la S.F.I.O en perte de vitesse Après la guerre la Seconde Guerre Mondiale, le PC français est le plus important parti de la gauche. Le tournant à lieu en 1958 avec le retour au pouvoir de De Gaulle au moment de la crise algérienne et de la mise en place de la Vème République. Lors du retour au pouvoir de De Gaulle, Mollet qui est devenu responsable de la SFIO apporte son soutien et souhaite conserver l’Algérie. La SFIO n’est donc plus crédible à ce moment. Mai 68, la SFIO est absente du mouvement. En 1969, lors des élections présidentielles de 1969, la SFIO connaît une crise importante avec un score de 5% pour son candidat Gaston Deferre…le PC fait 21%. D’où la transformation de la SFIO en Nouveau Parti Socialiste. Nouveau parti Socialiste qui intègre une multitude de clubs tournant autour de la SFIO. Le Congrès d'Epinay : naissance du Parti socialiste Le Congrès d’Epinay marque la création du Parti socialiste en 1971. Mitterrand devient 1er secrétaire en s’alliant avec un courant situé à la gauche du parti dirigé par Chevènement. Lors de ce Congrès il rappelle que celui qui n’est pas pour la rupture avec le capitalisme ne peut pas être sociliste. Sa volonté est de transformer le Parti Socialiste pour que celui-ci devienne le premier parti de la gauche. Pour atteindre cet objectif Mitterrand signe un programme d’union de la gauche avec le Parti communiste français. Cette impulsion donnée par Mitterrand à la gauche engendre un regain d’intérêt pour le Parti Socialiste qui atteint rapidement l’objectif fixé dès les municipales de 1977. A ce moment Georges Marchais (figure emblématique du PCF) rompt l’Union avec le PS. En 1978, la gauche perd les élections. 1979, Mitterrand devient Premier secrétaire du Parti Socialiste Lors du Congrès de Metz en 1979 se dessine la présidentielle de 1981. Deux stratégies s’affrontent, d’un côté Mitterrand défendant la thèse selon laquelle pour gagner en 1981 il faut maintenir la ligne de rupture avec le capitalisme et continuer à parler d’unité avec le PC, de l’autre coté Michel Rocard qui propose de recentrer le projet politique car la rupture avec le capitalisme ne peut gagner en France. Mitterrand devient Premier secrétaire du Parti Socialiste, et en 1981 il remporte les élections présidentielles après 23 ans d’hégémonie de droite. 1981, François Mitterrand Président Dans un premier temps la gauche applique son programme, la semaine des 39 heures, des nationalisations, une 5ème semaine de congés payés, abolition de la peine de mort, etc… Mais dès 1983, les socialistes tournent le dos leurs promesses, ce changement d’orientation politique est en grande partie lié à l’alliance des pays conservateurs (l’Angleterre de Thatcher, les Etats-Unis de Reagan) qui exercent d’énormes pressions sur la monnaie française qui perd petit à petit de la valeur. Cette perte de valeur engendre des difficultés économiques qui obligent les dirigeants socialistes à faire une pause dans les réformes progressistes…malheureusement cette pause progressiste demeure… Les difficultés idéologiques actuelles Aujourd’hui, le PS est divisé entre plusieurs lignes idéologiques, et depuis la création du parti une question demeure, radicaliser sa ligne politique pour être en réelle opposition avec la droite ou au contraire recentrer ses propositions ? Les leçons à retenir pour l'avenir Le Congrès de novembre 2008 aura l’objectif de trancher la question. Au regard des différents cycles qui jalonnent notre Parti, nous le voyons, le Parti-Socialiste gagne lorsque son programme est clairement à gauche et lorsqu’il y a l’unité de la gauche. C’est le cas en 1997, Lionel Jospin gagne les législatives car il y a l’unité avec la gauche plurielle et surtout un programme et des propositions clairement à gauche. Lorsque nous avons un projet de centre gauche pas très clair…nous perdons…comme en 2007. |