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Décidémment, les nouvelles réformes du gouvernement concernant l'éducation ont du mal à passer! Supprimer 11000 postes supplémentaires ou créer un BAC général unique et un BAC pro en 3 ans, ça ne fait pas l'unanimité, loin de là!
Les lycéens ont peur pour leur avenir, et ils ont bien raison !
Des conditions d'études encore dégradées avec des classes surchargées, la disparition de plusieurs options, aucune garantie quant au maintien du BEP, sans parler de la remise en cause de l'égalité des chances... conséquences inadmissibles pour ces étudiants.
De plus en plus de jeunes mobilisés chaque jours. Déjà 6 appels à la mobilisation lancés par les syndicats en trois semaines, les lycéens ne se laisseront pas faire! Dernier mouvement en date jeudi, avec près de 60000 à 80000 manifestants dans les rues selon les organisateurs. Une première rencontre des principaux syndicats étudiants FIDL et UNL vendredi avec le ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos s'est révélée décevante. Alors qu'Alix Nicolet, présidente de la fédération indépendant et démocratique lycéenne annonce que ' la rencontre s'est bien passée, nous n'avons rien obtenu sur les suppressions de postes mais nous avons vraiment été écoutés ' elle regrète tout de même le manque de 'réponses concrêtes' et appelle 'à une nouvelle manifestation mardi à 14h00 à Paris' avant d'être reçu à nouveau mercredi matin. Florian Lecoultre, président de L'Union nationale lycéenne juge quant à lui la réunion 'décevante' et révèle un 'gros point de désaccord' avec le ministre. N'étant pas satifaits, les deux syndicats sont donc d'accord pour poursuivre le mouvement mardi.
Reçu sur canal +, Xavier Darcos qui pointait du doigt les syndicats d'enseignants en déclarant que 'Nous allons parler avec les lycéens, mais j'aimerais aussi que l'on parle des syndicats, où sont-ils passés ceux-là, pourquoi est-ce que je me retrouve aujourd'hui confronté directement à un dialogue avec les jeunes?', décrêtait par la suite qu'il ne renoncerait pas.
'Je vais leur expliquer ce que c'est qu'une loi de finance', 'je n'ai pas de postes à distribuer même si je le voulais' a -t-il poursuivit. Il campe sur ses positions en déclarant que 'les performances des lycées français, avec un des encadrements qui est un des meilleurs du monde, sont médiocres'. Puis il renchérie sur la baisse démograhique. 'Les effectifs du second degré ont baissé de 145.000 élèves en trois ans et devraient encore reculer de 40.000 à la rentrée prochaine'. Un chiffre qui ne satisfait pas le Syndicat national des enseignants du secondaire (Snes-FSU) puisque selon lui 'sur les cinq dernières années, la baisse démographique correspondait à 12.000 postes alors que 25.000 postes ont été supprimés'. Xavier Darcos clos le débat en estimant qu'il n'est 'pas scandaleux que l'on puisse être 36 ou 37 par classe', dans certains lycées. Monsieur le ministre, il est peut-être temps de retourner à l'école! |